jeudi 14 août 2014

Zambie : Kapiri Mposhi à Lusaka

De Kapiri Mposhi à Lusaka

La route est plutôt sympa et pas trop difficile. Nous dormons dans des lieux très variés, comme dans une ferme, dans une guest house sans électricité ni eau, dans un campsite (camping) très sympa à Chisamba. Il y a 4 petits chalets et un abri sous lequel on installe la moustiquaire. Bertha est adorable, elle a aménagé seule cet endroit, avec le soucis du détail comme des balançoires pour les enfants, un barbecue avec du charbon, les lampes tempête en cas de coupure d'électricité...






Nous apprécions les avantages de chaque lieu. Le seul problème que nous rencontrons une fois, ce sont les fourmis qui dans la nuit ont décidé de venir avec nous dans la moustiquaire !! Heureusement, elles ne mordent pas celles-ci mais se réveiller en pleine nuit avec des centaines de fourmis partout, dans les cheveux, sur les sacs de couchage... c'est pas l'idéal. Nous subirons cette attaque nocturne deux autres fois dans les semaines à venir. Comme quoi en Afrique ce n'est pas forcément les grosses bêtes qui posent problème lol.

Nuit à la ferme, avec les fourmis !

Guet house


Arrivée à Kabwé, nous sommes surpris par le modernisme de cette ville, pas si grande que ça. Il y a même des fast food, une grande surface... La population y est très hétéroclyte . Cela nous change beaucoup de ces dernières semaines en Tanzanie. 

Nos premiers pas en Zambie nous donnent l'impression d'un pays dynamique, agréable même si les paysages nous plaisent moins qu'en Tanzanie. Nous croisons beaucoup de personnes blanches, Asiatiques, Indiennes, Arabes... nous aimons ce brassage des cultures. Il y a aussi beaucoup d'américains, de Sud-africains. Pour nous, toutes ces personnes sont une chance, grâce à cette diversité, nos rencontres vont s'en retrouver très enrichies.

Nous arrivons à Lusaka, la capitale, une grande ville !! et comme toujours nous sommes un peu perdus dans cette immensité et dans cette effervescence caractéristique de toutes les grandes villes et notamment des capitales.

L'entrée de Lusaka



Heureusement nous avons un contact, Marion une française qui vit ici. Vous nous demandez souvent comment on trouve nos contacts, eh bien cette fois c'est grâce à deux autres jeunes cyclistes Jérémie et Claire que nous ne connaissons que grâce à la technologie du 21ème siècle, internet. En effet, ils ont fait un grand périple en Afrique il y a quelques années (à lire ici), ils nous ont passé leurs contacts. Parmi eux une italienne qui les avait reçus à l'époque. Sabrina étant en train de déménager, elle ne pouvait pas nous accueillir, elle nous a donc mis en relation avec Marion, une de ses collègue ! Facile !!! 
Bref, nous galérons un peu pour trouver la maison de Marion, il fait nuit, nous avons bien pédalé avec en plus le vent de face... tout le monde s'énerve ! Mais l'accueil de Marion et de ses deux enfants Evan et Tuuli (6ans) fait vite envoler les tensions. Chez Marion, nous redécouvrons le plaisir de certains aliments européens : vin, fromage, céréales, nutela, courgettes, aubergines... un vrai régal pour nous qui n'avons mangé que du riz en Tanzanie pendant plusieurs semaines et du shima ici en Zambie. Même si nous aimons beaucoup ces deux plats typiques.  Avec le voyage ce qui est magique c'est que nous prenons vraiment plaisir dans presque tous les cas de figure. Que nous ayons toujours la même chose à manger, que nous ayons beaucoup à manger ou à l'inverse, tout est pris avec bonheur et gratitude. Les enfants redécouvrent le plaisir d'avoir des jouets, des livres, des DVD en français... de quoi les occuper pendant des heures.

Avec Marion nous faisons connaissance avec le monde des expatriés. Nous allons à un anniversaire dans une immense maison et beaucoup de monde, tout le monde parle anglais, italien, français... Nous ne nous étions jamais interrogés sur ce "monde"-là, une multitude de questions surgissent dans nos têtes. Super, une nouvelle piste de réflexion !

Lusaka est une ville très moderne, avec de belles avenues, des grands arbres, de la pelouse... nous allons faire des courses et nous nous retrouvons dans une grande galerie commerciale exactement comme en France. Nous sommes complètement déboussolés là-dedans, on ne sait plus où poser notre regard. Nous sommes comme des extraterrestres juste débarqués sur Terre !! D'un seul coup, le luxe, l'abondance, le choix, la tentation, la frustration... pour nous qui côtoyons le plus souvent la nature, le calme, la simplicité, le manque... cela nous déstabilise, nous fatigue... nous ressortons au plus vite prendre l'air !!

Faire du vélo à Lusaka n'est pas évident, les voitures ignorent les cyclistes sans doute trop pressées de rejoindre leur destination. Nous constatons aussi l'étonnement des Zambiens à notre passage, des Mzungus (= personnes blanches) à vélo, cela est plutôt rare ici !!

Chez Marion, Jm goûte un ou une "caterpillar", non pas les gros engins sur les routes en construction mais une sorte de grosse chenille grillée. Pas mauvais d'après lui, moi je n'ai pas eu le courage !! Un fort goût de bouse qui mériterait une bonne sauce. hum hum !!

Etre avec une française permet d'avoir des échanges plus poussés, ce qui n'est pas toujours évident avec les locaux car notre anglais et parfois le leur est encore un peu faible pour aller au-delà d'une conversation du quotidien. Moi qui détestais l'anglais à l'école et qui fut bien médiocre, me voilà parlant anglais pour la première fois de ma vie depuis que nous sommes arrivés à Dar es Salaam ! J'en connais une qui serait surprise de m'entendre, n'est ce pas Fabienne ! Bref, avec Marion nous pouvons discuter longuement et facilement. Elle connait bien le Népal, l'Inde pour y avoir vécu. Nous écoutons attentivement ses récits avec toute la curiosité d'un voyageur se préparant à sa nouvelle destination. Marion nous propose aussi de ramener des choses pour nous en France. Nous sautons sur l'occasion de nous alléger de quelques affaires que nous souhaitons garder mais qui ne nous servent pas, ainsi que certains petits souvenirs, cadeaux reçus ça et là. Comme Marion doit faire un aller-retour en France elle nous propose aussi de nous ramener des choses que l'on pourrait récupérer à notre retour sur Lusaka. Wouah génial, mais il faut faire vite, pour que ce que nous voulons soit à Lyon quand Marion arrivera. Dans ces moments j'avoue qu'internet est vraiment un outil précieux, bien que pas indispensable. Dans tous les cas un grand merci à ma petite sœur et notre beautifull Brother de nous avoir offert un nouveau compteur pour vélo et des câbles de freins. Et d'avoir tout fait pour que le colis arrive en temps et en heure.
Notre dernière soirée en compagnie de Marion et de ses enfants est déjà là, demain nous reprenons la route en espérant revenir dans un mois environ, les chutes Victoria nous attendent, enfin c'est surtout nous qui les attendons depuis longtemps. Merci Marion Tuuli et Evan pour tout, nous avons passé un super moment bien ressourçant chez vous. Bonnes vacances aux jeunes écoliers.

Tuuli

Evan et Yan

Dans le quartier de Marion


lundi 11 août 2014

ZAMBIE : photos

Bonjour tout le monde,

Vous voulez avoir une petite idée de la Zambie, vous voulez voir les chutes Victoria, vous voulez nous voir... et bien voici enfin les photos de notre séjour en Zambie. Alors cliquez ici et laissez nous vos commentaires, on aime.

ZAMBIE : suite et fin du train de Makambako / Kapiri Mposhi

Dans le train qui nous emmène à Kapiri Mposhi, l'ambiance est bonne et la vie s'organise. Dès que nous faisons quelques chose,  tous les yeux sont tournés vers nous. Nous sommes un peu l’attraction de tous nos voisins de wagon. Le train s'arrête dans beaucoup de gares, ce qui est souvent le moment pour beaucoup de personnes d'acheter aux nombreuses vendeuses des boissons et diverses nourritures. La vente se fait directement par la fenêtre, même pas besoin de descendre du train. Les paysages sont moins beaux qu'en Tanzanie, mais pas déplaisants pour autant. La journée se passe doucement entre les parties de no pour Yan, les mots mêlés pour Zoé...
Le soir, Anthony,  un employé de la Tazara, nous propose d'aller dormir dans une couchette 1ère classe pour 120 kwachas. Nous négocions à 70 k soit environ 8 €. Nous allons nous installer, on déménage toutes les sacoches et tout le bazar.  Les enfants qui sont fatigués ne tardent pas à s'endormir, c'est beaucoup plus confortable. Cela fait du bien d'être allongé. La nuit sera plutôt bonne malgré les freinages quelque peu brusques.




Lundi 02 Juin : A la gare de Kapiri Mposhi

Nous arrivons à Kapiri Mposhi, il est environ 5h30 du matin. Nous faisons passer une nouvelle fois les bagages par la fenêtre, vive les fenêtres qui s'ouvrent dans les trains, moi je vous le dis ! Une fois sur le quai, on s'informe pour récupérer nos vélos. Après quelques explications vagues, nous finissons par comprendre que le personnel de la gare ne peut pas nous remettre nos vélos car ils sont inscrits au manifeste. Eh oui, nous avons traversé une frontière. Il nous faut donc attendre le douanier qui ne commence son travail qu'à 8 heures !!!  A 9 h toujours pas de douanier !! A 9h30 Jm va dans le bureau pour voir où nous en sommes, "le chef va arriver...". Nous attendons. Heureusement les enfants ont une imagination débordante et trouvent toujours un scénario qui les occupe pour plusieurs heures. A 10h30 le chef arrive enfin et nous remplit le fameux papier, on peut récupérer nos vélos et tout remettre dessus. Mais (et oui pas si simple lol) avant de partir nous devons faire signer le papier par le grand chef qui je vous le donne en mille,  n'est pas là !!! Nous attendons encore, heureusement nous n'avons pas de correspondance à prendre lol ! 11h30 Jm a enfin le papier signé, nous pouvons y aller. 

En ville nous trouvons un restaurant où nous mangeons notre premier shima, c'est l'ougari Tanzanien, et une guest house pour 80 kwacha, plus chère qu'en Tanzanie et pour moins bien. Vu notre état de fatigue avec les deux nuits passées dans le train, nous ne faisons pas les difficiles.

Dans la ville de Kapir Mposhi

Le message est clair !!

dimanche 10 août 2014

Tanzanie : le train de la Tazara

Samedi 31 mai : le départ !

Ça y est, c'est le jour du départ, nous allons prendre le train. Nous faisons ce choix pour plusieurs raisons: gagner un peu de temps, faire des économies car le train n'est pas cher du tout, et puis parce que nous suivons depuis le début les conseils de notre ami Gérard. Il a emprunté cette route il y a quelques années et il guide nos tours de pédale depuis. Il nous a expliqué que le nord de la Zambie était plutôt désert, qu'il y était assez dur de trouver de quoi se ravitailler, que le vent soufflait de 3/4 de face, que les villages étaient souvent éloignés de la route de plusieurs kilomètres.... Bref, pour nous qui sommes avec des enfants, trop compliqué. Et comme nous ne faisons pas ce voyage pour battre un quelconque record, nous choisissons le train, n'en déplaise aux puristes !! De plus, le train africain, je suis sûre que cela va être aussi une superbe expérience !

D'après nos informations, le train doit arriver vers 8 heures. Pas de problème, nous sommes prêts. Après être passés faire nos adieux aux femmes de notre petit resto, nous arrivons à la gare. Après un petit moment, nous discutons avec le personnel et nous comprenons que le train aura du retard et qu'il devrait arriver vers 11h. Pendant ce temps, nous jouons aux cartes avec les enfants. La femme du resto vient nous offrir des chapatis tout chaud. Elle nous avait déjà offert des haricots et un petit panier. Nous sommes très touchés par son geste. Nous enregistrons nos vélos... Nous attendons !





Le train arrive enfin, il est 13 h, nous chargeons toutes nos sacoches avec l'aide d'Emmanuel venu nous saluer. Vu l'heure, Jm redescend pour aller acheter des omelettes. A ce moment là, le train part !! Zoé et Yan ce mettent à hurler et à appeler leur papa toujours sur le quai. Dans le wagon, tout le monde rigole, je ne comprends pas. Une personne m'explique que le train va reculer, que c'est juste pour décrocher des wagons... ouf, les enfants ont eu très peur et moi aussi.

C'est parti ! Nous traversons la campagne tanzanienne, un régal. Le train est très vieux et loin de nos règles d'hygiène et de sécurité, mais l'ambiance y est sympa. Les Tanzaniens sont gentils, ils font attention à nous et sont même soucieux de notre sécurité surtout avec les fenêtres. Eh oui, ces dernières sont assez grandes et s'ouvrent vers le haut. Le problème c'est qu'elles ne restent pas forcément ouvertes et il faut donc les caler avec un bâton pour éviter d'être guillotiné ! Le train ne va pas très vite, les enfants passent les trois-quarts du temps les cheveux au vent soit par les fenêtres soit par les portes qui restent aussi ouvertes. 











Arrivée à Mbeya à 20h30, nous devons changer de train (il devait être direct d'après nos infos à la gare, allez savoir !!). Nous revoilà donc avec tout notre bazar à faire passer par les fenêtres. Nous attendons sur le quai, il fait froid et les enfants sont fatigués. 



Un des salariés voyant les enfants nous demande notre destination et nous indique le train qui sera le nôtre. Il n'est pas encore à quai, mais si nous le voulons nous pouvons y rentrer. Nous déménageons donc dans ce semblant de train. Il fait beaucoup moins froid, le train est vide et les enfants peuvent s'installer pour dormir. Avec Jm nous ne sommes pas tout à fait rassurés et on se fera confirmer à plusieurs reprises que ce train va bien en Zambie. Imaginez le topo si on s'était endormi et trompé de train lol !
Merci à ce monsieur de nous avoir indiqué le train, car ils leur faudra environ 5 h pour constituer le train au complet, avec des accrochages de wagons plutôt brutaux. Mais nous sommes tout de même mieux que sur le quai. Il est 01h30, nous repartons, enfin !!

Le train est vide, nous n'arrivons pas vraiment à dormir, il fait froid car il n'y a plus de vitre aux portes des wagons. On arrive au petit matin à la frontière tanzanienne à Tunduma, personne ne monte. Quelques centaines de mètres plus loin nous arrivons à la frontière Zambienne à Nakondé. Changement de décor, la gare est pleine à craquer et en quelques secondes les wagons grouillent de personnes et de toutes sortes de marchandises. Sacré décalage avec nous qui venons tout juste d'émerger, après une nuit comme-ci comme-ça ! Nous avions pris nos aises en nous étalant, nous replions tout rapidement.

Le truc, c'est qu'ici les gens on des tickets avec des numéros de place, et nous non. En Tanzanie c'est premier arrivé, premier servi. Deux femmes arrivent avec une réservation pour nos places, on les libère. Le problème c'est que d'autres personnes arrivent pour les autres places, à ce rythme on va se retrouver sans place assise alors que nous avons aussi payé !! Nous essayons d'expliquer cela aux passagers, il y a vraiment beaucoup de monde et vu tout le voyage qu'il nous reste encore, je ne me vois pas le faire debout. Nous sommes les seuls blancs et tout le monde nous regarde. Un employé arrive pour gérer la situation, il explique que nous sommes arrivées avant les autres alors que les places sont à nous, il fait déplacer les personnes. Je m'attendais à ce que ces personnes s'énervent car elles ont aussi réservé leur place, mais non. Tout le monde à l'air de trouver cela normal !! Nous nous rasseyons tout les quatre. Peu après nous demandons pour nos visas, car nous avions lu que cela se faisait dans le train, mais je ne vois personne venir. Je demande à un contrôleur, il part chercher les douaniers. Première bonne surprise de la Zambie, les enfants ne payent pas leur visa, youpi c'est 100 dollars d'économisés, le prix du billet de train pour nous quatre et les vélos, pas mal !!

Ça y est nous sommes en ZAMBIE....

vendredi 8 août 2014

Tanzanie : Makambako

Mercredi 14 mai 2014

Nous arrivons à Makambako dans la matinée. Yan ne se sent pas bien depuis le lever, malgré le paracétamol. Makambako est une petite ville au sommet d'une colline. La vue y est très belle, surtout du côté de la gare où nous allons pour nous renseigner sur les horaires de train pour la Zambie.  Lorsque nous arrivons elle est presque déserte, mais très vite quelques curieux et quelques vendeuses arrivent. Jm apprend que la Tazara, la compagnie ferroviaire, est en grève depuis le matin même. Eh oui, ici aussi les salariés ne sont pas contents. Ce qui peut se comprendre lorsque l'on sait que cela fait 3 mois qu'ils ne sont pas payés !!!



Alors, je résume, Yan malade, seulement deux trains par semaine, le mercredi et le samedi, et la grève qui commence juste ! Nous sommes donc là au moins pour une semaine si tout va au mieux. Nous partons donc à la recherche d'une guest house. Nous en trouvons une rapidement avec l'aide d' Emmanuel le policier de la gare. La chambre est très spacieuse, propre et avec une salle de bain privée. Yan se couche et s'endort aussitôt.

La malaria,

Le paracétamol n'a pas d'effet sur Yan il a toujours beaucoup de fièvre et de douleurs. Nous allons donc dans le dispensaire. Après une mini auscultation et un test sanguin le docteur nous confirme que Yan a la malaria ou paludisme. Le problème est que ce docteur ne parle pas anglais, et nous, nous ne parlons pas le swahili. Nous avons donc du mal à nous faire expliquer les conséquences de cette maladie.
En repartant, je suis à la fois inquiète et sereine, car je sais que les africains connaissent bien cette maladie et savent la soigner. Nous rentrons donc à la chambre avec les médicaments, juste la quantité qu'il nous faut et non des boites entières. Ce premier traitement n'a pas trop d'impact sur Yan qui continue à être mal et à souffrir, l'horreur pour des parents. Ayant appris l’existence d'un hôpital, nous nous y rendons. Yan ne peut pas marcher, nous le portons. Heureusement l’hôpital n'est pas très loin. Lorsque nous arrivons, un nombre impressionnant de malades sont là, cela va nous prendre la journée !!! Il y a du monde partout même dans l'herbe, peu de signalisation et quand il y en a, c'est en swahili !! Nous ne savons même pas où nous diriger. Nous sommes les seuls blancs et tout le monde nous regarde !! Nous trouvons une infirmière, ou aide soignante, ou ?? qui parle anglais. Elle nous accompagne dans le cabinet d'un docteur qui parle aussi anglais, ouf !! Sans le vouloir, en suivant cette femme, nous sommes passés devant tout le monde, cela nous met  mal à l'aise, mais que faire ?!
Verdict de la consultation: 3 injections de quinine, chacune à 8 heures d’intervalle (donc une en pleine nuit, 3h du matin !!!), plus des médicaments... le tout pour 3000 Tz soit moins d'un 1.50 € !
La première injection, c'est maintenant. La salle dans laquelle nous entrons ne doit pas avoir de protocole d'hygiène. Heureusement tout le nécessaire est stérile et jetable ! Ceux qui connaissent Jm savent qu'il ne supporte pas les piqûres et qu'il tourne de l’œil à chaque fois !! Allez Nathalie, ce n'est pas le moment de flancher !! Yan hurle, Jm sort s'allonger dans l'herbe pour ne pas tomber... Tout va bien ! Et dire, que l'on remet ça dans 8 h !!

Bref, sacré expérience !! Yan se sent rapidement mieux et ne souffre presque plus. Seule la fatigue perdure plusieurs jours.

Notre séjour à Makambako aura duré plus de 2 semaines pour cause de grève. Mais, hormis l'épisode malaria, notre séjour est plutôt agréable. Nos journées sont rythmées par l'école, la lessive, le Cyber-café, les repas dans notre petit resto du coin, des achats, des allez-retours à la gare pour suivre l'évolution de la grève, la visite de la caserne de pompier.... tout plein de petites choses que nous ne pouvons pas faire lorsque nous sommes sur la route.


Notre petit resto, au menu chapatis et beignets pour le
 petit déjeuner  et riz avec des haricots pour les deux autres repas.

Nos deux cuisinières préférées.

Makambako est très agréable, les gens y sont sympa et nous ont bien repéré. Il y a un nombre incroyable de magasins, un marché immense. On trouve de tout ici, et surtout beaucoup de chaussures et de vêtements de seconde main mais d'une qualité et dans un état incroyables. Pour moi, cela reste toujours un mystère de savoir comment ils arrivent à trouver autant de choses et comment ils font pour les écouler. Petit à petit nous nous sentons presque chez nous. Des liens se créent avec les femmes de la guest house, les commerçants...


Le marché de Makambako





Visite de la caserne de pompier

mercredi 6 août 2014

Patience

Bonjour tout le monde, vous commenciez à vous impatienter, à vous faire des idées, à vous inquiéter...eh bien nous revoilà. Mais non, on ne vous oublie pas ! C'est juste qu'ici en Zambie, la connexion n'est pas facile à avoir et en plus coûte assez cher !! Pas simple donc pour le blog.

Mais je vous rassure vite, tout va bien et même très très bien. Alors encore un peu de patience, la suite de notre aventure ne devrait pas tarder, enfin je l'espère !!

En attendant, n'hésitez pas à nous laisser des petits messages et à nous raconter vos aventures, vacances...

mardi 15 juillet 2014

Mise à jour du trajet au 8 juillet 2014

Le trajet est mis à jour au 8 juillet 2014.
Accès direct à la page Trajet.
Sur cette page vous pouvez consulter la carte
et le tableau des étapes.
Désormais, ce tableau vous propose également les liens vers l'ensemble des articles et vidéos classés par ordre chronologique
Rappel: la page vidéos/photos rassemble tous les albums et vidéos